La rentrée à L’escampette

Bonjour à toutes et à tous,

Le souffle vivifiant de la rentrée littéraire s’est emparé de la librairie et a bouleversé nos tables ces dernières semaines ! C’est une rentrée riche, variée, avec de nombreux « poids lourds » de la scène littéraire (Emmanuel Carrère, Muriel Barbery, Erri de Luca, Ted Chiang en science-fiction, Deon Meyer en polar…) mais aussi des premiers romans et des publications plus confidentielles qui nous ont émerveillés (Que sur toi se lamente le Tigre d’Emilienne Malfatto aux éditions Elyzad, La Tannerie de Célia Levi aux éditions Tristram ou encore La Géante de Laurence Vilaine chez Zulma). Nous avons hâte de vous en parler de vive voix et d’avoir vos retours de lecture.

Si, après beaucoup d’hésitations, nous avons décidé de ne pas programmer de rencontres à la librairie cet automne, nous participerons au festival de littérature noire et policière « Un aller-retour dans le noir » qui se tiendra les 2,3 et 4 octobre sur le boulevard des Pyrénées, au Pavillon des Arts et dans les médiathèques. Vous trouverez le programme papier à la librairie et la version en ligne ici. Nous serons aussi présents à la médiathèque André Labarrère jeudi 1er octobre à 19h30 pour fêter les 10 ans de la collection Polaroid avec les éditions In8 et leurs auteurs (Nicolas Mathieu, Marcus Malte, Marin Ledun, Dominique Delahaye, Jérémy Bouquin). Venez nombreux !

En cette période étrange d’incertitude, nous vous remercions encore de votre soutien. Malgré les masques et les règles de distanciation, nous avons toujours à cœur de défendre les valeurs des librairies indépendantes : la proximité, le conseil, la singularité.

À très bientôt,

Les libraires
Aline, Jérôme et Bertrand


Festival de littérature noire & policière « Un aller-retour dans le noir »

2/3/4 OCTOBRE 2020

La 12e édition d’Un aller-retour dans le noir aura bien lieu cette année ! Organisé par l’association du même nom, le salon du polar de Pau est un incontournable pour les amateurs de littérature noire et policière, et L’escampette fait partie des partenaires. Crise du Covid oblige, l’organisation est modifiée : les rencontres et séances de dédicaces auront lieu dans différents lieux (sur le boulevard des Pyrénées, au Pavillon des arts, en médiathèques). Une vingtaine d’auteurs seront présents, dont Nicolas Mathieu qui parraine cette édition.

Retrouvez le programme ici ou sa version papier à la librairie.

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Rencontre avec Serge Legrand-Vall autour de son roman Reconquista (éd. In8)

Jeudi 12 novembre 2020 à 18h
Médiathèque André Labarrère (Pau)

Dans son dernier roman, Reconquista (éditions In8), Serge LegrandVall évoque la Révolution de 1936 à Barcelone, l’accession au pouvoir des Généraux puis de Franco, les débuts de la Guerre d’Espagne, la Retirada, et la fameuse opération Reconquista par laquelle les Républicains ont tenté de libérer l’Espagne en traversant les Pyrénées, en 1944. Le roman retrace l’itinéraire de Matéu, ancien flic barcelonais ayant emprunté les routes de l’exil avant de rejoindre les Résistants de l’opération Reconquista dans le Val d’Aran. Si l’opération se solde par un échec, l’errance de Mateu à travers les Pyrénées lui fournira les moyens d’un retour à la vie inespéré. L’écrivain s’est considérablement documenté en compulsant la presse catalane des années 30 lors d’une résidence d’écriture à Barcelone. Il évoque des faits assez peu connus, notamment la guerre interne à la gauche, instrumentalisée par les grandes puissances (URSS), qui a abouti à de nombreux assassinats politiques à Barcelone entre 1936 et 1937.

Reconquista, de Serge Legrand-Vall
éditions In8 – 304 pages – 19,90 euros
sélection Prix du Roman historique 2020
sélection Prix du Roman pyrénéen.

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Quelques livres pour la jeunesse…

Un imagier grand format avec des pages qui se déplient pour nous faire découvrir de magnifiques dessins à la gouache. La richesse de la nature, la variété des teintes et la précision du trait à la portée de tous ! Dès 2 ans.
L’imagier des couleurs de la nature, Pascale Estellon, 19,50€

 

 

 

 

 

Un album sur la musique, les départs, et l’espoir… Sublime ! Pour voir quelques pages sur le site de l’éditeur : https://editionsdeux.com/produit/le-barrage/
Dès 5 ans (et jusqu’à 103 ans, c’est si beau !).
Le Barrage, David Almond, Levi Pinfold, éd. D’eux, 16€

Un roman drôle et surprenant, où se mêlent les voix des quatre personnages : Boris, un homme amoureux de sa voisine ; Chilpéric, le petit garçon du dessous ; Odilon, un corbeau qui parle ; et Asia, une fille sans coeur. Une histoire menée tambour battant, pleine de fantaisie et de tendresse, par les éditions Courtes et longues qui ont publié l’an dernier le très chouette Bienvenue à Oswald de Célia Garino. Dès 10 ans.

À cœur ouvert, Marie-France Zerolo et Élisabeth Benoit-Morelli, éd. Courtes et longues, 16,90€.

 

Difficile de passer à côté du dernier Timothée de Fombelle, grand auteur de romans pour la jeunesse (et pas seulement d’ailleurs, son livre Neverland paru récemment nous avait aussi beaucoup plu !)… Vous avez sans doute entendu parler d’Alma dans la presse, nous l’avons lu et on vous le confirme : il est très très bien, allez-y !!! Premier volet d’une trilogie, c’est un nouveau roman captivant plein d’aventures, de suspense et d’émotion, de finesse dans les descriptions, de précision dans la reconstitution historique, avec un soupçon de magie… Pour lecteurs jeunes et moins jeunes à partir de 11 ans.

Alma, Timothée de Fombelle, éd. Gallimard jeunesse, 18€.

Quelques livres printaniers pour les plus petits (0-3 ans)

Sur le nez du chiot, une sauterelle… Haïkus pour les quatre saisons de Rodoula Pappa et Seng Soun Ratavahn, éd. Cambourakis, 14€

Quatre saisons et une nuit d’été de Rotraut Suzanne Berner, éd. La Joie de Lire, 29,90€

Printemps de Leo Lionni, éd. Ecole des Loisirs, 8€

L’air du printemps, Jo Witek, Emmanuelle Halgand, éd. Père Castor, 12,90€ (livre + CD audio)

Les insectes de mon jardin, Adeline Ruel, éd. Père Castor, 9,50€

Dans l’herbe, Yukiko Kato, Komako Sakai, éd. Ecole des Loisirs, 8€

La guerre des salamandres, Karel Capek, éd. Cambourakis

La guerre des salamandres de Karel Capek, avant d’être l’un des ouvrages marquants de la science-fiction au XXe siècle (c’est à Capek que l’on doit l’usage du terme « robot »), est un formidable pamphlet sur l’arrogance humaine et les errements du monde moderne. En 1935, l’écrivain tchèque dénonçait avec brio le capitalisme et l’impérialisme ambiant et montrait comment une guerre peut se préparer sourdement, dans les profondeurs de l’océan.

Résumé par l’éditeur :

Les « Salamandres » de Capek sont secrètement parvenues, parallèlement à l’homme, à un degré d’évolution presque comparable. Ce sont de braves créatures peuplant discrètement, à l’abri des requins, certains hauts-fonds de nos côtes maritimes. L’homme (en la personne truculente du Capitaine Van Toch) les découvre d’abord au large de l’Indonésie, sur une petite île sauvage. Ce sont des êtres paisibles, corvéables à merci et même comestibles. Asservies, exploitées, les salamandres finiront cependant par se révolter, initiées en cela par la pensée marxiste et sensibilisées aux droits accordés aux ouvriers. Emportées par leur élan, ces dernières découvriront alors l’impérialisme, le nationalisme, grignotant peu à peu l’habitat terrestre, nos côtes s’effondrant dans leurs océans. Succéderont-elles alors à l’homme, seules maîtresses d’un globe aquatique, imitant celui-ci jusque dans sa manie d’autodestruction ? « Alors que la situation mondiale se présentait on ne peut plus mal sur le plan économique et pire encore sur le plan politique, j’eus l’occasion d’écrire la phrase suivante : «Ne pensez pas que l’évolution qui a abouti à notre vie soit la seule possibilité d’évolution sur cette planète.» C’est cette phrase qui est coupable, c’est l’origine de la guerre des salamandres. » (Karel Capek)

Et frappe le père à mort, John Wain, éditions du Typhon (Prix Mémorable 2019)

Jazz, rébellion et amitiés dans l’Angleterre des années 1940/50

Un livre sorti en Angleterre dans les années 1960 et publié par les jeunes éditions du Typhon qui se sont donné pour mission (entre autres) de remettre en lumière le mouvement littéraire des « Angry Young Men » (Jeunes hommes en colère). Et frappe le père à mort est en effet un livre qui fait entendre la colère et l’aspiration à la liberté d’un jeune Anglais qui s’échappe de son école privée pour vivre pleinement sa passion du jazz dans des clubs londoniens. Roman polyphonique à l’écriture précise et rythmée, il a remporté le dernier Prix Mémorable du groupement des Librairies initiales dont nous faisons partie.

Résumé par l’éditeur :

Après une énième dispute avec son père – un universitaire à la vie austère, Jeremy fugue et arpente un Londres ravagé par les bombardements nazis. Seul et fauché, révolté contre un monde qu’il juge étriqué, il survit grâce à sa passion pour la musique. Vissé à son piano dans un bar enfumé, Jeremy réchauffe les nuits glacées des êtres brisés tout en rêvant de devenir un grand pianiste. Un soir, il fait la connaissance de Percy, un jazzman noir américain. Un rencontre qui bouleverse son existence… mais cette existence sera-t-elle comprise par son père pétri de certitude ? Mené sur un rythme trépidant qui épouse la sensualité du jazz, ce roman interroge les tensions générationnelles avec un regard perçant et serein. Si chaque génération semble toujours perdue aux yeux de la précédente, une trêve est possible quand les pères et les fils reconnaissent qu’ils portent en eux un peu de la souffrance de l’autre.