L’auteur Gilles Vincent en dédicace

Quand : vendredi 29 juin à partir de 10h30
Où : à la librairie

Un nouveau Gilles Vincent aux éditions Cairn ! L’auteur palois, bien connu pour ses polars, nous emmène cette fois dans la vallée de la Vézère il y a 17 000 ans, au cœur de la grotte de Lascaux. Trois époques (paléolithique, XXe siècle, aujourd’hui), trois duos et un cadavre… L’auteur tresse habilement les fils de l’intrigue et nous fait voir le geste fascinant de celui qui posa ces dessins et gravures sur les parois. Original et captivant !

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Soirée contes du Japon ancien

Quand : mercredi 27 juin 2018 à 18h30
Où : à la librairie

« Les contes, transmis de bouches à oreilles pendant plusieurs centaines d’années nous parlent avec grâce et persévérance de l’attachement des peuples aux valeurs propres à leurs cultures. Les contes que nous vous proposons nous feront ressentir de façon poétique et émouvante la relation très forte du peuple japonais à la Nature. »

Entrée libre.

Venez nombreux !

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Rencontre avec les éditions de L’échappée

Quand : mercredi 20 juin à 18h30
Où : à la librairie

Rencontre avec Cédric Biagini et Édouard Jacquemoud, éditeurs de L’échappée, maison parisienne qui publie des ouvrages de critique sociale, de critique du numérique, et de littérature. Leur travail graphique est actuellement mis à l’honneur au centre d’art contemporain Le Bel Ordinaire (Les Abattoirs, Allée Montesquieu, 64140 Billère) dans le cadre de Volumes, exposition consacrée au graphisme dans la fabrication du livre. Cette rencontre est organisée en partenariat avec le collectif La maison des éditions, commissaire de l’exposition.

Nous sommes particulièrement heureux de recevoir L’échappée car c’est une maison que nous suivons de près à L’escampette. Cette année nous avons reçu trois de leurs auteurs pour des rencontres autour de leurs ouvrages : Pierre Druilhe pour la BD Vive les décroissants, Philippe Caumières auteur de Pour l’autonomie (sur le philosophe Castoriadis), et Aude Vidal pour On achève bien les éleveurs (sur l’industrialisation de l’élevage).

Et ces dernières semaines, deux ouvrages (très différents, mais tous deux exceptionnels !) ont particulièrement retenu notre attention : Aventures chez les transhumanistes, de Mark O’Connell (une enquête drôle et glaçante sur « tous ceux qui veulent résoudre le modeste problème de la mort ») et le magnifique Méditerranée, de Panaït Istrati, écrivain voyageur roumain francophone du début du XXe à (re)découvrir absolument.
Les éditeurs nous en diront plus sur leur travail et sur les collections qui composent leur catalogue.
Venez nombreux !

  • Vive les décroissants, Druilhe et Domi, éd. L’échappée, 2017, 24 euros.

  • On achève bien les éleveurs ; résistances à l’industrialisation de l’élevage, coordonné par Aude Vidal et illustré par Guillaume Trouillard, éd. L’échappée, 2107, 24 euros.

  • Pour l’autonomie, la pensée politique de Castoriadis, Philippe Caumières et Arnaud Tomès, éd. L’échappée, 2017, 18 euros.

  • Aventures chez les transhumanites, Mark O’Connell, éd. L’échappée, 2018, 20 euros.

  • Méditerranée, Lever du soleil et Coucher du soleil, Panaït Istrati, éd. L’échappée, 2018, 18 euros.

  • Les Arts et l’humanité d’aujourd’hui, Panaït Istrati, éd. L’échappée, 2018, 5 euros.

 

 

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L’affaire Furtif, de Sylvain Prudhomme

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un voilier quitte le port de Lisbonne et file en silence vers le pôle sud ; le monde s’affole. Qui est à bord ? Pourquoi faire sécession ? En a-t-on seulement le droit ? Quand l’équipage débarque sur des îlots glacés de l’Atlantique sud puis saborde le bateau, le public commence déjà à se lasser de l’aventure. Il faudra que des objets portés par les flots réapparaissent dix ans plus tard sur les côtes africaines pour que le monde s’intéresse de nouveau au destin des « fugitifs ».

Un roman savoureux et déroutant sur la liberté, la quête de paix et les travers de nos sociétés du spectacle. Dans un style classique, Sylvain Prudhomme (auteur des romans Les Grands et Légende) mêle habilement poésie, burlesque et ironie.

« Le monde était sur le qui-vive. Partout on veillait, on anticipait, on prévenait. Il n’était plus un doigt dont le remuement ne fût aussitôt prétexte à alarmes, enquêtes, rapports, expertises, contre-expertises. 

Une nuit de novembre, le Furtif prit le large. »

Le bon cœur, Michel Bernard, éd. La table ronde

Né en 1958 à Bar-le-Duc, Michel Bernard réalise une carrière dans l’administration publique. Sa bibliographie, riche d’une dizaine de titres désormais, montre un fort attachement à l’histoire et la géographie françaises. Après deux biographies remarquables, Les forêts de Ravel (La table ronde, 2015) et Deux remords de Claude Monet (2017), primé par les libraires et la critique, il revient sur ses terres natales en dressant le portrait d’un personnage emblématique de l’histoire de France : Jeanne d’Arc.

Il faut une certaine audace pour entreprendre la biographie d’une figure qui a déjà suscité tant de passion dans le domaine littéraire, cinématographique et politique. Tout comme son héroïne, Michel Bernard ne vise pas à l’exceptionnel mais apporte sa pierre à cet édifice tout en pudeur, avec détermination et talent.

Ainsi qu’en témoignent les deux citations en épigraphe (Jules Michelet et Christine de Pizan), Michel Bernard s’inscrit dans une riche tradition hagiographique. Le titre est d’ailleurs inspiré du mot de Michelet : « Elle […] eut une action par la vive lumière qu’elle jeta sur une situation obscure, par une force singulière de bon sens et de bon cœur. »

Sur le plan historiographique, le récit de Michel Bernard est très neutre. Le livre commence au printemps 1429 alors que Jeanne (soutenue par « l’opinion publique » de la ville, qui croit en elle) essaie de convaincre le seigneur de Baudricourt de l’introduire auprès de Charles de Valois. Il se termine avec son procès, deux ans plus tard, et son exécution le 30 mai 1431. L’enchaînement des événements, très brusque, sert surtout de base pour créer une roman historique extrêmement dynamique où, une fois la folle histoire en marche, on ne reprend plus son souffle. Michel Bernard utilise tous ses talents de conteur pour donner un rythme au récit dont l’acmé est assez vite atteinte avec la libération d’Orléans puis se ponctue d’espoirs et de déceptions, autant de silences entre les cuivres des batailles. Une grande attention est également portée aux décors de cette épopée. La description des campagnes de l’est de la France est saisissante de vérité et très émouvante.

Le portrait de Jeanne est celui d’une femme qui se distingue bien peu des paysannes de son village. Mais choisie par la Providence, elle montre une volonté de fer à réaliser son destin. Au fil de ses aventures, elle reste proche de ses compagnons de guerre et porte un regard plein d’empathie sur le monde qu’elle découvre. Michel Bernard élude en quelque sorte la question religieuse de la vocation de Jeanne d’Arc en faisant débuter le récit après son adolescence. Il accepte la vocation de façon très respectueuse, en la traitant comme événement déclencheur. Elle est décrite en creux par la réception qu’en ont fait ses contemporains, par la confiance qu’ils ont plus ou moins accordée à cette jeune paysanne convaincue de pouvoir délivrer la France du joug étranger. Et, à nos yeux de lecteurs, cela fait d’autant plus apparaître l’aspect extraordinaire de cet épisode de l’Histoire.

Bien loin des interprétations mystiques qui ont été données du personnage (la dernière en date étant le très étonnant film Jeannette de Bruno Dumont), Michel Bernard offre ainsi la biographie palpitante d’une jeune femme ordinaire au destin exceptionnel.

Le bon coeur, Michel Bernard, éditions de la Table ronde, janvier 2018, 20 euros.

Pour tout renseignement, pour réserver ou commander un livre, vous pouvez nous contacter ici.

 

Des romans à offrir ou se faire offrir

Sucre noir de Miguel Bonnefoy, éd. Rivages, 19,50€. Une fable autour des désirs frustrés d’une femme à la tête d’une plantation de canne à sucre au Venezuela. Miguel Bonnefoy, jeune auteur à l’écriture remarquable, montre toute sa puissance dans ce court roman symbolique. Un vrai petit trésor.

 

 

Zero K de Don DeLillo, éd. Actes Sud, 22,80€. Le père de Jeffrey lui demande de l’accompagner dans un centre de cryogénisation (conservation des corps à -196°C) où son épouse malade a décidé de mourir, dans l’espoir de revenir à la vie en être humain augmenté. Un roman génial sur le corps, le progrès, et les limites de la vie, servi par un style unique. Une expérience poétique et métaphysique.

 

 

Roi. de Mika Biermann, éd. Anacharsis, 17€. Un roman complètement déjanté à découvrir pour se réchauffer pendant les fêtes. Ce peplum raconte la fin du dernier petit village étrusque résistant à l’envahisseur romain. Malheureusement, cette petite troupe de bras-cassés est bien incapable de résister à la placide discipline de l’ambassade romaine. Truculent !

 

 

Un homme doit mourir de Pascal Dessaint, éd. Rivages, 19,50€. Les amateurs de polar connaissent bien Dessaint, auteur toulousain et ornithologue à ses heures. Son amour de la nature apparaît pleinement dans ce polar très poétique, situé dans les Landes. On y voit s’affronter deux hommes, l’un fidèle à ses idéaux, l’autre « vendu ». Une bataille à mort… et une très belle réussite littéraire

De beaux livres sous le sapin !

Logique de la science-fiction, de Hegel à Philip K. Dick de Jean-Clet Martin, éd. Les impressions nouvelles, 22€. Jean-Clet Martin, spécialiste de Deleuze et Hegel, s’est pris de passion pour la science-fiction sur le tard. Il rend ici un magnifique hommage à la littérature d’anticipation en établissant un parallèle entre les topoï de la SF et la Logique de Hegel. Très abordable pour les non-philosophes, cet ouvrage est une excellente façon de découvrir les classiques du genre.

Les routes de la soie de Peter Frankopan, éd. Nevicata, 27€. Une grande synthèse de l’histoire du dernier millénaire remettant les routes de la soie au cœur des événements. Au-delà de son intérêt historiographique (remise en perspective de l’histoire du monde vue de l’Orient), ce livre nous a conquis par la qualité de son style, la rigueur et la passion qui s’en dégage. Les éditions Nevicata ont du reste édité un objet magnifique, ce qui ne gâche rien au plaisir !

Carambolages d’Olivier Salon et Philippe Mouchès, éd. Cambourakis, 15€. Deuxième opus sur l’histoire de l’art par les auteurs, respectivement oulipien et oupeinpien, après l‘Histoire de l’art et d’en rire. Plus classique dans sa composition, ce dernier volume est tout aussi hilarant et érudit que le premier. Un régal pour les amateurs de musées !

 

Western. Catalogue de l’exposition du musée des Beaux-arts de Montréal, 40€. Derrière le regard inquiet de Lee Van Cleef se cache une véritable somme sur ce genre emblématique du cinéma. Dotée d’une iconographie magistrale, l’exposition évoque tous les aspects du western : esthétique, social, historique (la question de la représentation des amérindiens n’est pas éludée). De quoi ravir les bons comme les brutes et les truands…