Réouverture de la librairie le 12 mai !

Malgré les circonstances particulières que nous connaissons, c’est avec un immense plaisir que nous vous accueillons dans notre nouveau local au 19 rue des Cordeliers à partir du mardi 12 mai à 10 heures. Les horaires d’ouverture sont les mêmes qu’auparavant : du mardi au samedi de 10h à 19h sans interruption. La librairie sera fermée jeudi 21 mai (Ascension) mais ouverte les vendredi 22 et samedi 23 mai.

Nous avons mis en place un dispositif pour que cette reprise se passe au mieux pour tous. Ainsi pour pouvoir flâner dans la librairie nous vous recommandons :

  • De porter un masque
  • D’utiliser le gel hydroalcoolique mis à votre disposition à l’entrée de la librairie
  • De respecter les distances de sécurité
  • De privilégier les paiements par carte bancaire ou chèque.
  • Nous limiterons la fréquentation de la librairie à 5 clients en même temps.
  • Vous pouvez venir avec vos enfants, mais soyez raisonnables, ne venez pas avec vos sept enfants en même temps !…
  • Si vous savez ce que vous voulez, appelez-nous ou envoyez-nous un mail pour faire mettre les livres de côté à votre nom.
  • Si vous préférez ne pas entrer dans la librairie et poursuivre le système « Commande/retrait », vous pouvez prendre rendez-vous (par téléphone ou par mail) et venir en dehors des heures d’ouverture – le lundi par exemple, ou du mardi au samedi avant 10h ou après 19h.
  • Nous allons poursuivre le service de livraison pour les personnes qui ne peuvent pas se déplacer : livraison à Pau et alentours à partir de 50€ de commande (+1€ de frais de port).

De notre côté, nous nous sommes équipés en visières de protection et masques. La porte restera ouverte pour assurer l’aération du local et limiter les contacts avec les poignées. Le comptoir et les locaux seront régulièrement désinfectés. Et nous serons hydroalcoolisés du matin au soir !

Les animations en librairie (lectures, débats, rencontres avec les auteurs) sont pour l’instant suspendues.

Ces mesures suivent le protocole national de déconfinement pour les entreprises ainsi que les recommandations du Syndicat de la librairie française. Elles sont susceptibles d’évoluer en fonction du déroulement des premières semaines et des directives que nous recevrons. Nous tâcherons de vous informer le plus rapidement possible.

Vous êtes nombreux à nous demander comment la librairie sort de ces deux mois d’arrêt d’activité. Grâce à la mobilisation exceptionnelle de nos partenaires, que nous remercions vivement (bailleurs, fournisseurs, institutions), l’avenir immédiat de la librairie n’est pas en danger. Mais comme de nombreux commerces, son avenir à moyen et long terme est plus incertain ; vos nombreux témoignages de soutien pendant la période de confinement nous encouragent à entamer cette nouvelle phase avec confiance et à défendre plus que jamais le commerce de proximité et la librairie indépendante.

MERCI encore à tous pour votre fidélité.

À très bientôt,

Les libraires
Aline Audran & Jérôme Rivière

« Découvrir Bourdieu » avec Simon Lemoine

vendredi 28 février de 14h à 17h
à la librairie

Simon Lemoine sera présent à la librairie vendredi 28 février de 14h à 17h, il sera disponible pour parler de ses travaux et présenter son dernier ouvrage Découvrir Bourdieu, paru ce mois-ci aux Éditions Sociales. Il a publié une thèse sur Foucault intitulée Le sujet dans les dispositifs de pouvoir en 2013 aux Presses universitaires de Rennes, ainsi qu’un ouvrage qui traite de la microphysique du pouvoir, intitulé Micro-violences, le régime du pouvoir au quotidien, chez CNRS Éditions en 2017. Il interviendra lors des Journées Libertaires de Pau cette année.

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Gilles Vincent en dédicace / Les poupées de Nijar, éditions Au Diable Vauvert

samedi 22 février à partir de 14 heures
à la librairie

 

 

 

 

 

 

 

 

L’auteur palois Gilles Vincent revient à L’escampette avec Les Poupées de Nijar (éd. Au Diable Vauvert), un livre singulier, sans doute un de ses plus aboutis. Un roman qui nous plonge dans les champs du maraichage industriel en Andalousie et dévoile au passage des aspects méconnus (et sidérants !) de l’histoire de l’Espagne.

Résumé par l’éditeur :

Photographe du chaos, Thomas Volner est envoyé capturer le désespoir des serres incandescentes de l’Andalousie, mer de plastique au milieu du désert espagnol. Jardins gigantesques, dévastation environnementale sans précédent, travailleurs africains réduits à l’esclavage et au silence : tous les ingrédients d’un reportage à scandale. Mais son enquête est bouleversée par une étrange affaire qui empêche toute l’Espagne de dormir. Enlevés sur le chemin de l’école, à la sortie de la piscine ou du judo, les enfants de la région disparaissent pour être retrouvés quelques jours plus tard, suspendus à la branche d’un arbre, comme de sordides pantins. Aucun témoin, encore moins d’indices… Roman noir, historique, politique, social, écologique, réaliste et humanitaire, Gilles Vincent réussit le pari de signer un polar kaléidoscopique. Un polar-portrait d’une Espagne exploitée, désespérée, mais en quête de sa vérité.

Gilles Vincent est né en 1958 à Issy-les-Moulineaux. Commercial depuis l’âge de vingt ans, il consacre sa vie à l’écriture depuis seize années, animateur d’ateliers en milieu scolaire, en prison et à l’hôpital. Auteur de polars connu et reconnu, il a plusieurs fois été récompensé : en 2008, il publie aux éditions Jigal un polar intitulé Djebel, lauréat du prix Euro-polar, puis Beso de la Muerte, remportant le prix Cezam Inter-CE. Il a également publié plusieurs romans policiers aux éditions Cairn et In8. Les poupées de Nijar est son premier roman au Diable vauvert.

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Quelques livres printaniers pour les plus petits (0-3 ans)

Sur le nez du chiot, une sauterelle… Haïkus pour les quatre saisons de Rodoula Pappa et Seng Soun Ratavahn, éd. Cambourakis, 14€

Quatre saisons et une nuit d’été de Rotraut Suzanne Berner, éd. La Joie de Lire, 29,90€

Printemps de Leo Lionni, éd. Ecole des Loisirs, 8€

L’air du printemps, Jo Witek, Emmanuelle Halgand, éd. Père Castor, 12,90€ (livre + CD audio)

Les insectes de mon jardin, Adeline Ruel, éd. Père Castor, 9,50€

Dans l’herbe, Yukiko Kato, Komako Sakai, éd. Ecole des Loisirs, 8€

La guerre des salamandres, Karel Capek, éd. Cambourakis

La guerre des salamandres de Karel Capek, avant d’être l’un des ouvrages marquants de la science-fiction au XXe siècle (c’est à Capek que l’on doit l’usage du terme « robot »), est un formidable pamphlet sur l’arrogance humaine et les errements du monde moderne. En 1935, l’écrivain tchèque dénonçait avec brio le capitalisme et l’impérialisme ambiant et montrait comment une guerre peut se préparer sourdement, dans les profondeurs de l’océan.

Résumé par l’éditeur :

Les « Salamandres » de Capek sont secrètement parvenues, parallèlement à l’homme, à un degré d’évolution presque comparable. Ce sont de braves créatures peuplant discrètement, à l’abri des requins, certains hauts-fonds de nos côtes maritimes. L’homme (en la personne truculente du Capitaine Van Toch) les découvre d’abord au large de l’Indonésie, sur une petite île sauvage. Ce sont des êtres paisibles, corvéables à merci et même comestibles. Asservies, exploitées, les salamandres finiront cependant par se révolter, initiées en cela par la pensée marxiste et sensibilisées aux droits accordés aux ouvriers. Emportées par leur élan, ces dernières découvriront alors l’impérialisme, le nationalisme, grignotant peu à peu l’habitat terrestre, nos côtes s’effondrant dans leurs océans. Succéderont-elles alors à l’homme, seules maîtresses d’un globe aquatique, imitant celui-ci jusque dans sa manie d’autodestruction ? « Alors que la situation mondiale se présentait on ne peut plus mal sur le plan économique et pire encore sur le plan politique, j’eus l’occasion d’écrire la phrase suivante : «Ne pensez pas que l’évolution qui a abouti à notre vie soit la seule possibilité d’évolution sur cette planète.» C’est cette phrase qui est coupable, c’est l’origine de la guerre des salamandres. » (Karel Capek)

Et frappe le père à mort, John Wain, éditions du Typhon (Prix Mémorable 2019)

Jazz, rébellion et amitiés dans l’Angleterre des années 1940/50

Un livre sorti en Angleterre dans les années 1960 et publié par les jeunes éditions du Typhon qui se sont donné pour mission (entre autres) de remettre en lumière le mouvement littéraire des « Angry Young Men » (Jeunes hommes en colère). Et frappe le père à mort est en effet un livre qui fait entendre la colère et l’aspiration à la liberté d’un jeune Anglais qui s’échappe de son école privée pour vivre pleinement sa passion du jazz dans des clubs londoniens. Roman polyphonique à l’écriture précise et rythmée, il a remporté le dernier Prix Mémorable du groupement des Librairies initiales dont nous faisons partie.

Résumé par l’éditeur :

Après une énième dispute avec son père – un universitaire à la vie austère, Jeremy fugue et arpente un Londres ravagé par les bombardements nazis. Seul et fauché, révolté contre un monde qu’il juge étriqué, il survit grâce à sa passion pour la musique. Vissé à son piano dans un bar enfumé, Jeremy réchauffe les nuits glacées des êtres brisés tout en rêvant de devenir un grand pianiste. Un soir, il fait la connaissance de Percy, un jazzman noir américain. Un rencontre qui bouleverse son existence… mais cette existence sera-t-elle comprise par son père pétri de certitude ? Mené sur un rythme trépidant qui épouse la sensualité du jazz, ce roman interroge les tensions générationnelles avec un regard perçant et serein. Si chaque génération semble toujours perdue aux yeux de la précédente, une trêve est possible quand les pères et les fils reconnaissent qu’ils portent en eux un peu de la souffrance de l’autre.

Le fort, Yves Letort, éd. L’Arbre vengeur (2019)

Un texte magnifique à l’atmosphère étrange… Yves Letort nous emmène dans un ailleurs indistinct où le silence d’un homme seul parti sur les traces d’un disparu se mêle au grondement du fleuve et de la nature tout entière. On pense à Julien Gracq et à Jean Giono à la lecture de ce roman publié par les éditions néo-aquitaines L’arbre vengeur dont nous apprécions particulièrement le travail !

Résumé par l’éditeur :

« Quernand est un officier singulier qui accepte volontiers la mission qu’on lui confie d’aller inspecter un fort aux marches du pays, dans un territoire pris à l’ennemi voisin une décennie plus tôt. Avant lui l’a précédé un autre officier dont on a perdu toute trace. Parti sur les traces de son prédécesseur évaporé, le jeune homme découvre une région d’une grande pauvreté où les quelques soldats présents sont plus des figurants que des militaires, où la vie au bord d’un large fleuve se fait lente et passive au point que lui-même renonce à toute contrainte, envahi par le spleen. »