Rencontre avec Joseph Ponthus : À la ligne, éd. La Table ronde

Quand : jeudi 16 mai à 18h30
Où : à la librairie

Rencontre avec Joseph Ponthus, auteur du très bon roman À la ligne (éditions de La Table ronde), un de nos coups de coeur cette année ! Il a remporté le Grand Prix RTL/Lire 2019 et le Prix Régine Deforges 2019.

À la ligne est le premier roman de Joseph Ponthus. C’est l’histoire d’un ouvrier intérimaire qui embauche dans les conserveries de poissons et les abattoirs bretons. Jour après jour, il inventorie avec une infinie précision les gestes du travail à la ligne, le bruit, la fatigue, les rêves confisqués dans la répétition de rituels épuisants, la souffrance du corps. Ce qui le sauve, c’est qu’il a eu une autre vie. Il connaît les auteurs latins, il a vibré avec Dumas, il sait les poèmes d’Apollinaire et les chansons de Trenet. C’est sa victoire provisoire contre tout ce qui fait mal, tout ce qui aliène. Et, en allant à la ligne, on trouvera dans les blancs du texte la femme aimée, le bonheur dominical, le chien Pok Pok, l’odeur de la mer.
Par la magie d’une écriture tour à tour distanciée, coléreuse, drôle, fraternelle, la vie ouvrière devient une odyssée où Ulysse combat des carcasses de bœufs et des tonnes de bulots comme autant de cyclopes.

Joseph Ponthus est né en 1978. Après des études de littérature à Reims et de travail social à Nancy, il a exercé plus de dix ans comme éducateur spécialisé en banlieue parisienne où il a notamment dirigé et publié Nous… La Cité (Editions Zones, 2012). Il vit et travaille désormais en Bretagne.

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Dédicace : Thierry Niogret, Hors circuit – enquête au Grand Prix de Pau

Thierry Niogret dédicacera son nouveau polar à L’escampette samedi 20 avril de 14h à 18h.

Une voiture à énergie libre existerait. Elle aurait participé au Grand Prix de Pau de 1933 avant d’être oubliée. Un Belge l’aurait retrouvée mais meurt brutalement… Suicide ou assassinat ? Milou Dupond enquête.

Animateur à France Bleu Béarn, Thierry Niogret est un tintinophile averti, un grand amateur de romans policiers et un amoureux des voitures anciennes. Il réunit ses trois passions dans ce livre plein d’humour.

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« La liberté dans le coma » / Rencontre avec les éditions de La Lenteur

Quand : vendredi 26 avril à 18h30
Où : à la librairie

Rencontre avec Matthieu Amiech, co-auteur de La liberté dans le coma, du groupe Marcuse (Éditions La Lenteur).

Présentation par l’éditeur :

Ces dernières années, l’inquiétude grandit devant la prolifération des fichiers, la saisie des « données personnelles » par les sites internet, le contrôle accru des salariés par les Technologies de l’Information et de la Communication. On entend souvent dire que la vie privée et les libertés fondamentales sont mises en danger. Ce qui est paradoxal puisque dans le même temps, internet et les technologies numériques sont presque toujours et partout présentées comme libératrices.

Notre livre, La Liberté dans le coma, s’attarde sur ce paradoxe. Nous défendons l’idée que l’enregistrement de tous nos faits et gestes par des dispositifs électroniques, n’est pas une dérive hasardeuse, le « mauvais côté » de technologies en elles-mêmes porteuses de liberté. Partant des problématiques de fichage et de répression, nous en arrivons à une critique de la civilisation informatique et de la conception de la liberté qui y règne : une pure et simple abolition des limites de la condition humaine.

Le premier chapitre, « Bureaucratie et informatique : le pacte du siècle » retrace l’envahissement de la société moderne par les ordinateurs. Le deuxième, « La liberté, pourquoi faire ? », se demande en quoi précisément la biométrie, les puces RFID et le recueil permanent de « données » sur notre vie attentent à notre liberté. Le troisième (« L’insoumission possible ») s’intéresse aux luttes en cours contre la numérisation du monde (à l’école, dans l’élevage, dans le travail social, etc.). Nous y appelons à une désobéissance civile de grande ampleur, au travail et dans les relations avec l’administration, car nous ne voyons pas comment on peut encore remettre cette société en cause sans s’en prendre à l’emprise numérique sur nos existences.

Extrait (chapitre 2) :

« Le fichage et la surveillance sont le corollaire logique d’une organisation de l’existence qui a privé les foyers et les communautés de base de toute prérogative directe sur leurs moyens de subsistance. Nous savons que les grandes organisations qui pourvoient à nos besoins prospèrent sur le mensonge, l’expropriation, le saccage et souvent le crime. Mais nous leur devons notre vie ici-bas. Ce qui rend les concepts politiques élémentaires du xixe siècle, « liberté de conscience », « résistance à l’oppression », « protection de la vie privée et respect du domicile », obsolètes, ce ne sont pas simplement les innombrables dossiers dont ces organisations disposent sur nous. C’est le gigantisme industriel lui-même, tel qu’il s’est déployé au cours des deux siècles écoulés précisément à l’ombre des libertés « bourgeoises ». Dans un monde où les individus délèguent systématiquement leurs affaires à des administrations, les libertés politiques peuvent bien être garanties, mais la liberté pratique – l’exercice de choix réels sur la manière de conduire sa vie au milieu des autres et au contact de la nature – cette liberté est étouffée à la racine. »

Le groupe Marcuse est un groupe d’études qui s’est constitué lors de la vague d’actions contre l’affichage publicitaire en 2003. Son but était de publier un texte sur les ravages de la publicité, à l’appui de l’agitation qui la prenait pour cible à ce moment. Ce texte s’intitula De la misère humaine en milieu publicitaire, publié aux éditions La Découverte en 2004 et réédité avec une postface en 2010.

Les personnes qui ont participé à ce deuxième ouvrage sont impliquées depuis plusieurs années dans des luttes contre l’envahissement de la société des humains par les nouvelles technologies.

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Conférence : « Jean Cocteau, apôtre de la modernité »

Quand : mercredi 24 avril à 18h30
Où : à la librairie

Adrien Bouhours, bibliothécaire à l’Université Bordeaux Montaigne, a travaillé sous la direction d’Éric Benoit sur l’analyse des influences philosophiques et religieuses dans l’œuvre de Jean Cocteau. Son travail a été publié aux éditions Eurédit.

En unissant étroitement sa vie et son œuvre, Jean Cocteau livra au public comme un long journal intime, ouvrant de larges fenêtres sur son âme tourmentée par la difficulté d’être.
Lecteur passionné de Nietzsche, il lui offrit une adhésion allant jusqu’à la dévotion, imprégnant son œuvre du « pessimisme dionysiaque » cher au philosophe tout en le colorant d’éléments puisés à diverses sources religieuses et ésotériques. Il récapitula ainsi nombre d’aspects de cette modernité dont il fut le témoin et l’apôtre.
Les trois moments majeurs du rapport conflictuel du poète à la foi chrétienne apparaissent dans cet essai sous un jour nouveau : son éphémère retour au catholicisme au contact des Maritain, ses joutes avec Mauriac, et sa troublante relecture de Pascal à l’approche de la mort.

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Poésie / Lecture avec Amandine Monin

Quand : mercredi 10 avril à 18h30
Où : à la librairie

L’escampette a le grand plaisir d’accueillir Amandine Monin pour une rencontre-lecture autour de Racine Carougne, publié aux éditions Jacques Brémond et lauréat du prix Vargaftig 2017. 

Amandine Monin est comédienne, performeuse et poète. Elle a participé aux séminaires de poésie action de Serge Pey, fréquenté les scènes slam et a passé un diplôme universitaire d’animatrice en ateliers d’écriture. À Pau elle a monté le label « Les ateliers du dire-dire » de promotion des écritures contemporaines. Elle travaille actuellement pour l’association « Mi-Marge » qui organise des chantiers d’écritures littéraires. 

Elle a écrit son premier monologue pour le théâtre en 2001, puis plusieurs performances ont vu le jour sur scène : Les contes de la mère rouge, Langue de bois avec le performeur et musicien Frédéric Jouanlong, Le ciel ciel, Poèmes à la carte avec Méluzine, et Caliavo : série de poèmes secs pour les corps minéraux.
Publications de nouvelles et de poèmes dans des revues ou ouvrages collectifs papier ou numériques (ATI, Le coin de la table, La Mère Michelle, La traversée (Québec), …) et dans des livres d’artistes.

Amandine Monin a reçu en 2017 le prix Vargaftig récompensant un premier manuscrit de poésie.

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