Deux festivals : Les mystères de la Cité à Lescar, et Poésie dans les chais

Le week-end prochain sera riche en festivals dans l’agglomération. Et la librairie se dédoublera pour en être !

– A Lescar, nous participerons au festival médiéval et fantastique « Les mystères de la Cité »

A l’origine, un mystère, initialement orthographié mistère du latin médiéval « misterium » (cérémonie), est un genre théâtral apparu au XVe siècle. Il se composait alors d’une succession de tableaux animés et dialogués écrits pour un public très large, mettant en œuvre des histoires et des légendes dont l’imagination et la croyance populaires s’étaient nourries. Le surnaturel et le réalisme s’y côtoyaient volontiers. C’est dans cet esprit que les Mystères de la Cité ont vu le jour en 2001 avec la volonté d’offrir un moment de féérie au cœur même du remarquable patrimoine de Lescar.

En 10 ans, les Mystères de la Cité sont devenus une grande fête populaire aux couleurs du Moyen Age dans une ambiance fantastique. Cette manifestation qui réunit près de 12000 personnes, se déroule chaque année le 3e week-end de septembre. Durant trois journées, son et lumières, spectacles de rue et animations festives sont proposés gratuitement au cœur de la cité historique. C’est un rendez-vous unique organisé par le service Culturel de la ville en association avec les Mutins de Lescar dont le Président, Dominique Durozier, assure depuis les débuts, la direction artistique.

L’escampette tiendra la librairie du festival, dans le « Quartier des Erudits ». Nous y proposerons des livres sur le Moyen-âge et une sélection de romans de fantasy, pour petits et grands. Seront également présent des auteurs en dédicace : les locaux Jean-Christophe Tixier et Gilles Vincent, les illustrateurs Bruno Brucero, Serge Canavaggia et Lawrence Rasson, et l’auteur de fantasy Didier Quesne.

 

– Dans le même temps aura lieu la douzième édition de Poésie dans les chais, avec des lectures et performances dans les caves de Jurançon mais aussi de nombreux évènements à Pau : une rencontre à l’université, une conférence et un spectacle à l’auditorium des Réparatrices (l’opéra radiophonique Jour 54 de Pierre Jodlowski, d’après Georges Perec), une lecture chez notre ami Thomas de la Cave du Palais (place de la libération), et d’autres à la Cité des Pyrénées.

Cette année, les poètes présent seront l’américaine Cole Swensen, les argentines Sara Rosenberg et Luisa Fotoransky et les français Armelle Leclercq, Nicolas Vargas et Stéphane Bouquet.

Vous pouvez retrouver le programme dans son intégralité ici.

La librairie sera présente sur les diverses lectures et rencontres, avec les livres des poètes présents et une sélection de poésie contemporaine.

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Rencontre avec Jean-Hubert Gailliot

Nous sommes très heureux de recevoir en cette rentrée littéraire, Jean-Hubert Gaillot, pour son quatrième roman Le Soleil, paru aux éditions de l’Olivier.

Jean-Hubert Gaillot est auteur mais aussi éditeur : avec Sylvie Martigny, il a créé et dirige encore aujourd’hui les merveilleuses éditions Tristram…

Son nouveau roman, Le Soleil, est une chasse au trésor littéraire. Le héros, Alexandre Varlop part en effet sur les traces d’un manuscrit mythique, jamais publié, qui serait tombé entre les mains d’artistes comme Man Ray, Ezra Pond ou Cy Twombly, et aurait grandement influencé leur œuvre. Le lecteur voyage avec Varlop autour de la Méditerranée (Mykonos, Palerme, Formentera) et dans l’histoire intellectuelle des avant-gardes du XXè siècle au fur et à mesure que son enquête avance… ou piétine. Car au-delà d’un roman d’aventures classiques, le Soleil est aussi un roman initiatique, une réflexion sur l’art et la création, un livre pour l’amour de la littérature.

 

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La critique du Soleil dans Marianne, le 15 août 2014 par Hubert Artus
A ceux qui doutent que la littérature est un art total : lisez ce livre. Pour le lecteur, le Soleil est un roman. Pour son narrateur et personnage central, Alexandre Varlop, c’est un horizon. Tout commence en Grèce, sur l’île de Mykonos. Débarqué ici à la demande d’une amie éditrice, notre homme a carte (financière) blanche pour retrouver un manuscrit qui y aurait été volé en 1961. Ce serait un «absolu de la littérature» : un cahier à couverture jaune, aux pages noircies par… le photographe surréaliste Man Ray.

Pour les initiés, c’est un Graal. Arrivé avec une malle entière de documents sur l’histoire dadaïste, notre homme s’immerge dans l’œuvre et l’histoire de Man Ray, Ezra Pound, Cy Twombly. Suivant les turpitudes de son personnage, Gailliot prend son pied en racontant Ray à Hollywood dans les années 50 (et son rôle supposé dans l’« affaire du Dahlia Noir », tel que l’ex-flic américain Steve Hodel nous l’avait expliqué dans son livre paru en France en 2004), la liaison du photographe avec son amante Lee Miller, l’érotisme de son œuvre.

Déboussolé par toutes ces directions (le lecteur aussi, doit-on dire, cette partie du livre devenant un peu indigeste), Varlop s’égare définitivement lorsqu’il tombe raide d’une photographe française, qui accompagne sur l’île un mystérieux couple anglais. Convaincu que ce manuscrit volé est un leurre, il se met à suivre ses instincts – et la photographe française. Le Soleil devient alors un livre complètement allumé, menant personnage et lecteur à Palerme (où aurait été dealé le carnet jaune par une mystérieuse Française). Une escale qui nous vaudra la visite d’un lieu de partouze et de pénétrations en public : une centaine de pages que Gailliot a fait imprimer sur… du papier rose !

Quant à l’ultime partie, à Formentera, c’est aussi la plus poétique, où relations et machinations se dévoilent. Au final : une composition sur la géopolitique de l’art et de l’amour comme rarement lue. Roman dans le roman, livre de tous les livres, le Soleil doit plus encore à Pasolini (pour la poétique artistique et intellectuelle) et à Wenders (pour la beauté lumineuse de l’errance) qu’aux dadaïstes à proprement parler. Une beauté.

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Dédicace polar avec Thomas Aden et Gilles Vincent

A l’occasion de la braderie d’été qui animera le centre-ville de Pau les 29 et 30 août, nous vous proposons de venir rencontrer à la librairie Gilles Vincent et Thomas Aden, pour une après-midi de dédidaces.

On ne présente plus Gilles Vincent, désormais un habitué de la librairie. Il dédicacera notamment Trois heures avant l’aube, son dernier polar pour adultes et son premier roman jeunesse (pour les jeunes lecteurs de 12 à 99 ans), Gévaudan, le retour de la bête.

En revanche, ce sera une première à la librairie pour Thomas Aden, auteur l’an dernier de Alarme en Béarn, roman noir qui se déroulait autour de Lacq, et qui a publié au début de l’été son second livre : Ultime Dédicace, dont le cadre c’est autre que Pau, et son festival de polar Un aller-retour dans le noir !

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Lecture de poésie contemporaine : L’Oslo°, par Didier Bourda

Attention : initialement prévue et annoncée au mardi 24 juin, la lecture est décalée au jeudi 26 juin.

L’Oslo° est un montage. Un récit tressé, dont les trois brins sont : La guerre de Troie n’aura pas lieu de Jean Giraudoux, L’Or du Rhin de Richard Wagner et – petits extraits de la grande Histoire – un « choix » d’événements survenus en 1941 tels que l’assassinat de l’officier allemand francophile Karl Holtz à Nantes, le naufrage du Bismarck, la révolte des mineurs du Pas-de-Calais…
Il constitue une réserve de relations, d’analogies, de déplacements, avec ses ruptures d’échelle et rapprochements inattendus, ses cartographies diverses…
Un certain « désordre du monde » y est révélé, dont la connaissance par montage est nécessaire. Ainsi que celle des forces qui le disloquent et en recomposent tragiquement les formes sociales, politiques, esthétiques…
Didier Bourda, auteur de L’Oslo°, nous le fera découvrir par sa lecture, performance qu’il aime particulièrement. Depuis 2003, il est le directeur artistique du festival Poésie dans les chais.

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Soirée Art vidéo / Intersection : projection de « Chicago Flipper » de l’artiste Franck Scurti

Croisement entre les mots et les images, le texte et la vidéo, le projet « Intersection » est une conversation ouverte entre des professionnels du livre, de l’art et le grand public. Initié par le FRAC Midi-Pyrénées (Musée des abattoirs de Toulouse), il consiste à présenter des œuvres vidéo extraites de ses collections dans les librairies indépendantes du Sud-Ouest, à Tarbes et Lourdes, et pour la première fois ce mois-ci à Pau, avec la complicité du centre d’art d’Orthez Image/Imatge.
C’est donc l’occasion unique de découvrir une œuvre d’art contemporain dans un lieu atypique, d’en débattre, d’échanger, d’en discuter avec un représentant du musée et de découvrir des ouvrages sélectionnés par les libraires et qui rentrent en résonance avec l’œuvre, qui pour cette soirée sera Chicago Flipper de Frank Scurti, un hommage à la ville américaine, une déambulation urbaine chaotique et ludique.

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L’aquitaine se livre : Rencontre avec Chrysostome Gourio, Manu Causse et Emmanuelle Urien et concours de nouvelles !

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L’Aquitaine se livre est une manifestation organisée par l’association des librairies Atlantiques qui regroupe les librairies indépendantes de la région Aquitaine, elle propose des rencontres et manifestations festives associant les libraires, les éditeurs, les auteurs et les lecteurs d’Aquitaine.
A Pau, les librairies Bachi-Bouzouk ! et L’escampette y participent cette année, proposant pour l’occasion des rencontres, des dédicaces et même un concert.  Le programme complet de la manifestation est disponible en librairies et sur le site internet des Librairies Atlantiques (www.librairiesatlantiques.com)

 

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Dans ce cadre, L’escampette met à l’honneur les éditions In8 et plus particulièrement leur collection d’anticipation sociale « Quelqu’un m’a dit ». Le principe : un écrivain s’empare d’une phrase restée célèbre, la développe, et imagine la société future que cette phrase pourrait annoncer. Il en résulte une courte fiction d’anticipation, pas toujours rose mais volontiers surréaliste, parfois poétique, toujours décalée.
Lors de cette soirée seront présents les auteurs des deux derniers livres de la collection. Dans Une fellation quasi nulle (heureux lapsus de Rachida Dati, au lieu d’une inflation quasi nulle), Chrysostome Gourio met en garde contre le retour de l’ordre moral et la marche vers une société fade à force d’être sous contrôle. Quand à Manu Causse et Emmanuelle Urien, ils viennent de publier Du temps de cerveau disponible (dû à P. Le Lay, ex-patron de TF1), où il est question des dangers potentiels du progrès technologique et des neurosciences…

 

A noter par ailleurs, jusqu’au 20 juin, l’Escampette et les éditions In8 organisent un petit concours d’écriture sur le principe de la collection… Écrire une fiction sur le thème « Moi, président de la République », en 2000 mots ! Tous les détails du concours sont sur le site de la librairie et dans sa vitrine.

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Théâtre à la librairie, « J’ai traversé la France à pied » avec Jean-Michel Dagory

Après La chute, d’après Camus présentée l’an dernier, une nouvelle soirée de théâtre à la librairie, avec Jean-Michel Dagory, pour son spectacle « J’ai traversé la France à pied ». En 2000, Dagory a traversé la France à pieds, du nord au sud en suivant le méridien de Paris. Tous les jours il s’arrête dans les villages, les écoles, recueille les paroles d’enfants qui racontent leur coin de France… Dagory, comédien que l’on a pu voir au cinéma chez Klapisch ou Greenaway, rejoue sur scène son voyage, sa marche et ses rencontres, dans un spectacle intime et vivant.

« Parti de Dunkerque le 12 Février 2000, j’ai traversé l’hexagone en quatre mois, le long de la Méridienne Verte. 1800 kilomètres à la rencontre des gamins d’une France oubliée. Un jour, j’arrive dans une classe. Comme d’habitude, je demande : « Racontez-moi ce qu’il y a d’exceptionnel dans votre village. Qu’est-ce qu’il y a ici qu’on ne trouve nulle part ailleurs ? » Une petite fille lève un doigt minuscule.… « Il y a quelque chose d’unique dans ton village ? Quoi ? » Elle me répond : « Moi ! »

Comme elle, les quelques 2000 enfants rencontrés dans 80 écoles m’ont confié leurs brèves de cartable, dont voici quelques extraits :

« Ici on a une église romane et une église qui cloche. » – « Mon père est garde-chasse. Ca consiste à vendre des canettes de bière aux pêcheurs. » – « La danse classique c’est gracieux. la danse moderne c’est l’inverse. » – « En france je connais tout : La Tour Eiffel, la Creuse… et voilà ! (un enfant de la Creuse, bien sûr !)) – « Les moines d’ Allogny voulaient qu’il y ait plus de chrétiens. Alors ils ont arrêté de prier et ils sont partis faire des enfants. » – « J’aime pas voir un squelette de poule. Ça me rappelle ma mère… »

Critique de Jean-Pierre Siméon, dans l’Humanité.

« J’ai traversé la France à pied !, de et par Dagory, est le genre de spectacle atypique qui sied au off d’Avignon. Ça se passe dans un lieu  » alternatif  » pour un public restreint mais proche. Ça tient du théâtre avec un zeste de café-théâtre et quelque chose de la  » conterie  » à la Chabrol. Dagory raconte sa traversée de la France, de Dunkerque aux Pyrénées, lui qui se fit durant quelques mois le pèlerin sponsorisé – avec humour – de la Méridienne verte. Son récit, simple et direct, est drôle, souvent émouvant – sans retape – lorsqu’il énonce ce qu’il appelle lui-même les  » brèves de cartable « , mots d’enfants glanés dans les écoles primaires. Au fil des anecdotes, tableautins et notes de voyage, il dresse un portrait alerte, gouailleur, de l’arrière-pays rural avec ses ridicules et ses nostalgies. On sent Dagory investi de son aventure, sincèrement épris de la spontanéité des petites gens. Il ne méprise ni ne sacralise, portant sur les autres et sur lui-même un regard amusé mais lucide sans s’interdire l’ironie.»

Un spectacle joué deux ans à Avignon, à Paris et dans la plupart des grands festivals de Conteurs (« Paroles d’Hiver » à Dinan, « Contes Givrés en Bourgogne », Festivals de Contes de Blois, Vassivière, Pernes les Fontaines, etc.).

Et comme à chaque fois que nous recevons un comédien professionnel, il vous sera demandé une participation au chapeau, libre mais indispensable pour la survie du spectacle vivant.

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Rencontre rock avec Alain Gardinier autour du Festival Punk de Mont-de-Marsan

En ouverture du festival Rock the Town organisé par le Mélies, rencontre avec Alain Gardinier, photographe et journaliste rock (à Rock & Folk, sur Canal+ dans Nulle part ailleurs), qui vient de publier le beau livre Punk sur la ville consacré aux festival de Mont-de-Marsan en 1976 et 1977 qui furent les premiers festivals punks du monde !

Y ont joué les Clash, The Jam, The Damned, Police, Dr Feelgood ou encore Bijou. Illustré de très nombreuses photos, le livre permet de se replonger dans l’histoire et l’ambiance de ce festival exceptionnel.Alain Gardinier

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Rencontre avec Nathalie Peyrebonne autour de « Rêve Général »

Rencontre avec Nathalie Peyrebonne, à l’occasion de la sortie en poche (Phébus Libretto) de son roman Rêve général, pour lequel elle a obtenu le Prix Botul l’an dernier.
Rêve Général raconte une journée différente, libératrice et libertaire, où chacun se prend à rêver d’autre chose qu’une « petite vie mesquine pas vraiment choisie »…
Un grand bol d’air intelligent et jubilatoire !

« Profitez de la vie. Prenez soin de vous., des autres. Lisez le livre de Nathalie Peyrebonne. »  François Morel, dans Le Monde des Livres.

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Soirée Anacharsis / rencontre avec Franck Manuel et Charles-Henri Lavielle

A L’escampette, on aime beaucoup les éditions Anacharsis, qui font depuis plus de dix ans des livres beaux, étonnants, différents, érudits, drôles… bref, passionnants. Alors ils seront à l’honneur en ctte soirée, en compagnie de Franck Manuel dont Anacharsis a publié le premier roman, Le facteur phi, à la dernière rentrée littéraire et de Charles-Henri Lavielle, l’éditeur lui-même, qui nous parlera de son travail et des livres qu’il a publiés…
Le facteur phi, donc. Odyssée d’un facteur intello qui lors de sa tournée distribue des lettres et s’arrête chez les uns et les autres boire un coup. Et c’est le coup de trop qui va tout faire basculer : le facteur hallucine, s’enferme dans une folie solitaire, et le roman vire au fantastique tragi-comique. Très érudit et référencé, Le facteur phi convoque aussi bien Queneau, Rabelais, Lautréamont, Homère que les artistes contemporains. C’est avant tout un roman à tiroirs d’une grande inventivité, qui ne ressemble à aucun autre… Mais qui va comme un gant à Anacharsis !

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Lecture : Henri Miller et Anaïs Nin, correspondance passionnée

Anaïs Nin et Henry Miller ont entretenu pendant vingt ans une correspondance passionnée. Commencée en 1932, dans leurs années parisiennes, nourrie par l’expérience de la psychanalyse,  elle s’achève en 1953, en Californie alors qu’ils sont tous les deux devenus célèbres. Récit d’un amour fou, terriblement passionné, tantôt tendre, cruel, sensuel, violent, manipulateur, cette Correspondance passionnée est l’un des plus grands textes sur la complexité du sentiment amoureux, et la fusion sensuelle et intellectuelle de deux esprits brillants . C’est également un témoignage sur l’époque passionnante que ces deux êtres ont traversée et les personnalités du monde des lettres et des arts du Paris des années 30.

Michel Bernier et Christine de Camy nous feront découvrir cette formidable correspondance, à travers la lecture de quelques lettres.

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